Les chroniques sélectionnées

Disparition de Louise Bourgeois (1911-2010)

Par A. de Chappedelaine Le 01/06/2010 à 14:33
Louise Bourgeois devant un de ses modèle favoris de sculpture, dans le documentaire américain d'Amei Wallach et Marion Cajori, "Louise Bourgeois : l'araignée, la maîtresse et la mandarine", sorti en salles mercredi 9 décembre 2009

Louise Bourgeois devant un de ses modèle favoris de sculpture, dans le documentaire américain d'Amei Wallach et Marion Cajori, "Louise Bourgeois : l'araignée, la maîtresse et la mandarine", sorti en salles mercredi 9 décembre 2009

La fondation Emilio-e-Annabianca-Vedova s’apprête à inaugurer sa prochaine exposition Vénitienne vendredi 4 juin. Dans la douleur. Cette exposition s’intitule « Louise Bourgeois. The Fabric Works ». Et Louise, Joséphine Bourgeois s’est éteinte le lundi 31 mai à New-York, ou elle demeurait depuis 1938. Elle laisse derrière elle une œuvre orpheline, qu’elle aura murie et portée 98 années durant, à bout de bras, avec audace, assurance, conviction, passion… Figure emblématique de l’art contemporain, plasticienne et sculpteur, Louise Bourgeois était dotée d’une capacité créatrice peu commune, empreinte d’énergie, d’acuité, de violence aussi…rendant l’œuvre mordante et singulière....


Olympe de Gouges in La Fée Electronique

Par mumu Le 21/04/2010 à 10:46

L'auteur de ce robot formé de douze postes de télévision n'est autre que Nam-June Paik, le père de l'art vidéo. Au début des années 60, cet artiste sud coréen était membre du groupe Fluxus, prônant la réconciliation de l'art et de la vie. Et comme la télévision faisait désormais partie de la vie, qu'elle avait en quelque sorte remplacé le feu de cheminée chez les gens, il trouva logique de l'utiliser, en se servant de la video comme les sculpteurs s'étaient servis du marbre. Un jour, il colla un aimant derrière un téléviseur. Le tube cathodique créa de telles distorsions que le président Nixon ressemblait à une créature de l'espace. Enthousiasmé par le résultat , Paik mit au point...

Nam-June Paik, 1989, douze postes de télévision en bois, douze moniteurs couleurs, un lecteur vidéodisque laser, tissu, fleurs en tissu, 300x200x50cm, Paris, Musée d'Art Moderne de la ville de Paris

Nam-June Paik, 1989, douze postes de télévision en bois, douze moniteurs couleurs, un lecteur vidéodisque laser, tissu, fleurs en tissu, 300x200x50cm, Paris, Musée d'Art Moderne de la ville de Paris


Quand Edward Munch ne crie pas

Par Lou W. Le 02/03/2010 à 14:05

La Pinacothèque expose Edvard Munch (1863-1944) depuis le 19 février. C’est un événement en soit car l’artiste norvégien n’a jamais fait l’objet d’une rétrospective digne de ce nom en France. Certes, vous n’y verrez pas son « Cri », mais vous découvrirez cependant, à travers une centaine d’œuvres, la modernité et l’éclectisme qui caractérisent l’essentiel de son travail. Edvard Munch nait en 1863 et commence à peindre dans les années 80. C’est donc un contemporain des artistes se rattachant aux courants émergents de cette époque : impressionnisme, symbolisme, naturalisme…Edvard Munch en reste pourtant en marge, développant un style qui lui est propre. Il peint, dessine, sculpte, pratique l’estampe...

Edvard Munch Femme au chapeau rouge sur le Fjord (Harmonies bleues - Le chapeau rouge), 1891 huile sur toile, 99 x 65 cm Collection privée © The Munch-Museum / The Munch-Elligsen Group / ADAGP, Paris 2009-2010

Edvard Munch Femme au chapeau rouge sur le Fjord (Harmonies bleues - Le chapeau rouge), 1891 huile sur toile, 99 x 65 cm Collection privée © The Munch-Museum / The Munch-Elligsen Group / ADAGP, Paris 2009...


Photographe David Law à la galerie Blumann, place de Voges, Paris

Par Susan Adda Le 17/02/2010 à 14:43

Les photographies de David Law exposées en permanence à la Galerie Blumann à partir du 17 février. « Mannequins... »: David Law traque depuis plusieurs années le regard des mannequins (de vitrine) sur nos vies contemporaines. Réalisées sans superposition, ses photos jouent des reflets et des lumières pour intégrer la ville. Il cherche à percer le mystère et l’âme de ces belles esseulées, qui comme un miroir de nos propres vies, nous renvoient l’image de ce que nous sommes... La plastique idéale de ces femmes idylliques symbolise le rêve et le luxe d'un monde illusoire plus que parfait… http://www.galerieblumann.com http://susanaddaartworks.blogspot.com

Susan Adda ArtWorks artiste David Law à la Galerie Blumann

Susan Adda ArtWorks artiste David Law à la Galerie Blumann


Photographe Hélène Desmazières à la galerie Blumann, place de Voges

Par Susan Adda Le 17/02/2010 à 14:33
Photographe Hélène Desmazières à la galerie Blumann, place de Voges

Susan Adda ArtWorks artiste Helene Desmazières - Selection des photograhies en permanence à la Galerie Blumann, 4 place des Voges, Paris 4 A propos de l'artiste: Hélène Desmazières vit et travaille à Paris. Elle commence à photographier en 1999 tout en continuant son travail de galeriste et de conservateur de musée d’art moderne qu’elle exerce sur la scène artistique française et internationale depuis 1984.Elle entreprend une recherche dont le résultat fera apparaître une vision personnelle de la couleur en photographie. Hélène Desmazières utilise la photographie pour ses qualités plastiques cherchant à allier un langage formel abstrait à une description parfois extrêmement minutieuse du détail. A propos des oeuvres: Le mode opératoire...


Association "ARTS'DROM"

Par josiane ricchini Le 26/01/2010 à 16:46
site art'sdrom.com

site art'sdrom.com

L'association "ARTS'DROM" a été créée en avril 2008 dans la plaine de la Drôme afin de faire découvrir tous les artistes et artisans d'art à un public de plus en plus élargi Mettre en avant les oeuvres de nos créateurs contemporains, richesse culturelle incontestable,afin de partager leur vision du monde est notre plus grande motivation . Le créateur est un être doué de perception extra-lucide dont il rend compte dans l'oeuvre. Il faut des artistes dotés de cette sensibilité pour restituer au monde le sens de sa vraie vie. "ARTS'DROM" propose à sa région des manifestations multiples depuis sa création et tient à poursuivre dans ce sens en élargissant les frontières, pour que de plus en plus son ouvrage adhère...


Soulages ne broie pas du noir au Centre Pompidou

Par Marianne Bordreau Le 19/01/2010 à 08:43
(Image: www.eternnyt.com)

(Image: www.eternnyt.com)

Un début, des compositions déjà affirmées. La suite, la rencontre avec les Américains, la libération d’un style formel qui se retrouvera jusqu‘aux dernières œuvres. On serait tenté de dire « la fin : le noir », mais ce n’est qu’un début à toute saisie esthétique transcendant ce noir, cette valeur. Soulages nous emporte, non pas malgré lui mais selon ses propres directives, au sein de cette lumière brute défiant le visible et l’invisible. L’harmonie, la consistance de la matière, le peindre scarifié s’exposent et donnent à percevoir bien plus qu’à voir. L’artiste enjambe les subtilités du noir, de l’obscurité, pour ne laisser qu’un passage où les titres n’évoquent...


Une oeuvre majeure de Giorgio De Chirico

Par mumu Le 13/01/2010 à 15:21

Peint au printemps 1914 par Giorgio de Chirico en hommage à son ami, le ,poète Guillaume Apollinaire, ce tableau a changé de titre. A l'origine, il s'intitulait "l'homme cible". Mais on l'appelle aujourd'hui portrait prémonitoire de Guillaume Apollinaire. Car ce que l'artiste a peint sans le savoir, c'est l'avenir de son modèle! Regardez le profil d'Apollinaire qui se découpe en ombre chinoise à l'arrière plan. Sur sa tempe guache, De Chirico a peint un demi cercle blanc qui rappelle ceux que l'on voit sur les silhouettes découpées servant de cible dans les stands de tir. Et l'illusion est renforcée par le clou blanc sur l'épaule, comme s'il s'agissait d'un autre point de visée. Or, en Aout 1914, la guerre éclate, et deux...

Protrait Prémonitoire de Guillaume Apollinaire

Protrait Prémonitoire de Guillaume Apollinaire


Pourquoi tant de squelettes, pourquoi tous ces masques?

Par pierre bernier Le 22/12/2009 à 10:05

Qu'en 1897 James Ensor est intitulé ce tableau "la mortr et les masques" n'a rien d'étonnant. Les masques et la mort forment le thème central obsessionnel de l'oeuvre de ce peintre belge. N'est il pas l'auteur d'"intrigue", "les masques se disputant un pendu", "l'entrée du Christ à Bruxelles", où le macabre atteint son paroxisme? Pourquoi tant de squelettes? et pourquoi tant de masques? James Ensor considérait la vie comme une farce, dont il fallait rire en toutes circonstances. Quant aux hommes, qui accueillirent longtemps ses tableaux avec mépris ou indifférence, il préférait s'en moquer. Ses compositions rappellent les vanités de l'école Flamande, ces têtes de morts qui trônaient dans les natures mortes et...

La Mort et les Masques, James Sidney ENSOR, 1897, huile sur toile, Liège, Musée d'Art Moderne

La Mort et les Masques, James Sidney ENSOR, 1897, huile sur toile, Liège, Musée d'Art Moderne


Rembrandt fait des bulles

Par karine Le 12/11/2009 à 10:59

L'album "Rembrandt" administre la preuve que la bande dessinée est bien le neuvième art. Le talentueux dessinateur Denis Deprez s'y aventure dans une confrontation avec l'idole picturale absolue. Le scénario, cosigné avec son frère Olivier, suit assez fidèlement la vie du peintre, saisie ici dans sa séquence centrale, entre son arrivée à Amsterdam en 1631 et sa faillite en 1656. Risqué, mais le résultat n'est pas sans charme. Le dessin, gorgé de sépia, joue pleinement sur les références- plusieurs vignettes sont de discrètes reprises de tableaux ou, plutôt, d'esquisses. Le tout baigne dans une ambiance vaporeuse, qui contraste avec la simplicité de ce qui nous est raconté, une vie d'artiste-artisan, conscient de sa valeur et...

auto-portrait

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