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Mexico: Expected/Unexpected
La Maison Rouge
Collection Agustín et Isabel Coppel, Mexico: Expected/Unexpected
26 Octobre 2008 - 18 Janvier 2009
Premier parcourt de l’espace comme un paysage. Rythme de promenade, regard comme on laisse poser ses yeux sur le panorama vu d’un balcon. De ce balcon, les montagnes du Mexique, vastes et secrètes, derrière elles l’Amérique et le reste du monde au delà. Resurgissent bientôt les mots de Malcom Lowry “et dans le soleil, sur la colline ronde, le peloton isolé d’une avant garde de poussière, les collines près du lac obscurcies de poussière comme des îles sous une pluie battante”∗. L’espace est vivant, il respire et cache sous ses formes apparentes des histoires anciennes et d’aujourd’hui qui dévoilent l’essence même d’un pays et de son rayonnement.
Ici, chaque œuvre comme un îlot occupe l’espace qui lui convient, se laisse appréhender sans le parasite d’oeuvres trop proches qui dans certaines scénographies dérangent. Ici, non. Des courants nous portent de l’une à l’autre, et des liens se font en chemin.
Expected/Unexpected. Penser art mexicain, penser sujet et stéréotype.
Se retrouver à l’entrée, devant 99 cents dreams de Doug Aitken et par lui commence le voyage réflexif et innatendu. Un temps ouvert entre des artistes qui appartiennent déjà à l’histoire tel que Ed Rusha, William Eggleston et des artistes qui façonnent le monde de l’art actuel, Tatiana Trouvé, Thomas Struth, Francis Alÿs... On l’aura compris, cette exposition ne regroupe pas seulement des artistes mexicains. “ Dans un désir d’un corpus d’oeuvres qui ait un sens ; de créer un panorama qui aborde une réflexion continue qui s’enrichit”∗, la collection offre une conversation entre l’art mexicain contemporain, ses possibles influences et le contexte artistique internationale où il trouve place.
S’entremêlent habilement quelques thématiques en filigrane : la mort et la notion de frontière, l’importance du paysage et des rapports ville /nature auxquels se greffent la vie quotidienne, ses réalités et ses superstitions. De micros-fictions apparaissent, qui ni n‘expliquent ou ne donnent à conclure mais conversent entre elles comme La Ronde de Francis Alÿs ou la série Montemor de Rineke Dijkstra. Egalement des oeuvres à la limite du documentaire, qui s’inscrivent dans une démarche sociale comme celle de Pedro Reyes qui montre le processus de transformation d’armes à feu (remises par les habitants de la ville de Culiacàn aux autorités), en pelles qui serviront à planter des arbres. Ce projet rejoint les actions du couple de collectionneur Coppel qui oeuvre dans cette ville surtout connue pour son nombre élevé de morts par balle et ses trafics de drogue. Ils tentent par le biais de soutien d’associations et d’institutions artistiques ainsi que l’aménagement du jardin botanique en lieu d’exposition, d’apporter à cette ville une autre dynamique.
∗ Malcolm Lowry, Au-dessous du volcan
∗ entretien par Carlos Basualdo de Isabel et Augustin Coppel publié dans le catalogue de l’exposition.
Pour en savoir plus
Lieu :
La maison rouge,
Paris
Période :
Du
26 octobre 2008
au
18 janvier 2009
La maison rouge a pour habitude de consacrer une exposition par an à la démarche d’un collectionneur. Cette année elle a choisit d’exposer des extraits de la collection d’Isabel et Agustin Coppel, un couple d’amateurs mexicains, qui, au début des années 80, a commencé par la photographie historique et les peintres et photographes contemporains mexicains, avant de s’ouvrir à l’art international et à la jeune génération mexicaine ou installée au Mexique. Horaires : Du mercredi au dimanche de 11h à 19h Nocturne le jeudi jusqu'à 21 h Tarifs : Plein tarif : 6.50 euros Tarif réduit : 4.50 euros 13-18 ans, étudiants, maison des artistes, plus de 65 ans Gratuité : - de 13 ans, chômeurs, accompagnateurs de personnes invalides, amis de la maison...
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