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Quand Edward Munch ne crie pas

Par Lou W.

La Pinacothèque expose Edvard Munch (1863-1944) depuis le 19 février. C’est un événement en soit car l’artiste norvégien n’a jamais fait l’objet...


Photographe David Law à la galerie Blumann, place de Voges, Paris

Les photographies de David Law exposées en permanence à la Galerie Blumann à partir du 17 février. « Mannequins... »: David Law traque depuis plusieurs années...


Photographe Hélène Desmazières à la galerie Blumann, place de Voges

Susan Adda ArtWorks artiste Helene Desmazières - Selection des photograhies en permanence à la Galerie Blumann, 4 place des Voges, Paris 4 A propos de l'artiste: Hélène...

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Les chroniques

Gérad Oury, l'enfant de l'art collectionneur réalisateur

Par A. de Chappedelaine Le 31/03/2009 à 12:10

Gérard Oury est un réalisateur célèbre. Plus que célèbre, ses films nous ont fait rire enfants, et nous font encore rire, adultes. La Grande Vadrouille, Rabbi Jaccob, le Corniaud, Le Cerveau, les titres de ses films s’égrènent, telle une litanie, mais une litanie joyeuse, impertinente et bon enfant. Ses films font partie de nos souvenirs d’enfance, à tel point que Gérard Oury nous paraît être un proche, une sorte d’oncle à la mode de Bretagne, que l’on voit peu, mais dont l’aura familiale est incontestable. Sauf que l’histoire de cet oncle, son enfance, ses choix, ses passions, nous est généralement connue. De Gérard Oury nous connaissons les films. Mais nous ne savions rien de sa passion de collectionneur, de son enfance passée au sein du...


"je suis un artiste commercial"

Par Claire de Colombel Le 30/03/2009 à 00:29

Grand Palais. Quarante minutes de queue, avec giboulées et sans parapluie. La foule piétine dans l’allée, sableuse par temps sec, boueuse ce jour-là. Je monte enfin les marches, une dizaine d’euro l’entrée en tarif réduit. Je passe enfin la porte, des familles en troupeau devant chaque cartel. Bienvenue dans le grand monde d’Andy Warhol. Juste le temps de s’habituer à la foule, de trouver son rythme pour ne pas avoir la désagréable impression d’être le énième mouton qui se rajoute à la file, passe de tableau en tableau en se calant sur les pas du mouton de devant et du mouton de derrière. Je refuse mon appartenance au troupeau, mais les quarante minutes de pluie sur mon manteau en laine dégagent l’odeur de l’animal que je n’assume pas...


Encore une collection d'importance aux enchères...

Par A. de Chappedelaine Le 29/03/2009 à 13:56

Kenzo Takada, autrement dit Kenzo, le célèbre créateur de la non moins célèbre marque éponyme, vend lui aussi sa collection d’œuvres d’art aux enchères. Besoin de tourner une page, de vivre différemment, affirme-t-il. A d’autres amateurs, d’autres collections, la sienne est largement portée vers l’art asiatique : au milieu des laques japonais, des statuettes chinoises, d’une collection de kimonos, quelques lots semblent se détacher par leur rareté et leur ancienneté. C’est le cas d’un cheval de bois de l’époque Han, aussi vieux que notre ère, d’une statuette thaïlandaise en or massif datant du VII ou VIIIème siècle, et de statuettes de dames de cour, d’époque Tang. Mais quelques lots, et non des...


Eden matin midi et soir, seulement jusqu'à samedi.

Par Anne Collongues Le 28/03/2009 à 11:00

Paris est grand, les propositions culturelles que la ville offre sont presque illimitées. Une multitude de choses à faire, à voir : expositions, cinéma, théâtre, ou parfois seulement profiter des terrasses, du décor de la ville. Il est bien sur impossible de tout faire, impossible même de se tenir au courant de toutes les options que l’on a. Souvent, je découvre des évènements qui m’auraient intéressés, qui ont déjà été remplacés par d’autre. C’est pourquoi, j’écris presque dans l’urgence sur ce spectacle qui est seulement, quatre soirs à l’affiche. Dans l’espoir de vous faire ajouter une corde à votre arc dans le panel des options de vos prochaines soirées, dans l’espoir de vous faire...


Lalla Essaydi, le visage des anonymes

Par Claire de Colombel Le 25/03/2009 à 13:46

« C’est le travail d’une femme ». C’est ce qu’on se dit en découvrant les photographies de Lalla Essaydi. J’ai toujours été agacée par ce type de réflexions ou par l’idée même qu’on puisse chercher dans une image s’il s’agit d’un art féminin ou masculin. Comme s’il y avait des critères, des éléments qui à coup sûr nous feraient identifier la femme ou l’homme. Et même en admettant qu’il y en ait, dans quel but les identifier? Que se passera-t-il une fois qu’on saura quel sexe se cache derrière l’image ? Le jugement qu’on lui porte ne sera-t-il plus le même ? La différence ici est peut-être simplement que le travail de Lalla Essaydi s’affirme dans une démarche...


émargé : semestriel jaune sur orbite

Par Sébastien MORDACQ Le 25/03/2009 à 10:45

Mardi dernier, au Mange-Disque (58 rue de la Fontaine-au-Roi), dans le 11e arrondissement de Paris, avait lieu la présentation d'un nouveau semestriel jaune, le numéro 0 de émargé . Un bar à vin à la déco soignée, à dominante rouge et une estrade improvisée : le programme en 3 parties pouvait commencer. Lectures, pièces sonores, performances vidéos, le champs créatif investi par une poignée de jeunes artistes dans les conditions du direct et obéissant à des imperfections nécessaires : bruits de verre dans la salle, larsens des micros : peu importe , l'essentiel est là. S'il fallait vraiment tendre l'oreille pour entendre certaines pièces sonores, on reste transporté par ces bouts de récits, ces tranches de vie, ces expériences...


Van Gogh, Gauguin, Cézanne en Haute Définition

Par Olivier Bailleux Le 25/03/2009 à 10:12

Van Gogh, Gauguin, Cézanne... Les trois maîtres sont réunis dans une exposition virtuelle regroupant 280 œuvres en haute définition. Le 16 mars dernier, à l'occasion du festival de musique et d'arts indépendants South by South West à Austin (Texas), la société Zoomorama a ouvert son exposition virtuelle baptisée "Art in HD". Cette dernière regroupe 280 tableaux de Van Gogh, Cézanne et Gauguin sur lesquels il est possible de zoomer jusqu'à distinguer les traits de pinceaux des artistes. Pour accéder à l'exposition virtuelle : http://ak.zoomorama.com/static/onetime/artsxsw-split/ Zoomorama est une société française spécialisée dans le collage de photos et dans les technologies de grossissement d'images. Rappelons qu'en...


Alexandre Calder au Centre Georges Pompidou

Par A. de Chappedelaine Le 23/03/2009 à 08:41

Alexandre Calder avait des mains d’or. Auxquelles s’ajoutaient une inventivité et une créativité débordante. Dès l’âge de 7ans, il transforme tout ce qui lui passe entre les doigts, donnant de la vie au moindre bout de ficelle, au moindre jouet de bois cassé. De lui, nous connaissons ses mobiles, dénommés ainsi par Marcel Duchamp, objets à la fois graciles, mouvants et élégants dont la note de couleur souvent rouge, jaune ou blanche nous frappe régulièrement de son empreinte indélébile. Mais avant de créer ces œuvres en équilibre, Alexandre Calder sculpte. Pas en ronde-bosse, à la manière d’un Michael-Ange ou d’un Auguste Rodin. Pas la glaise, le bois, ou le marbre. Alexandre Calder courbe, tord, plie, de ses doigts...


Valérie Jouve fixe les fissures

Par Claire de Colombel Le 21/03/2009 à 14:46

Gris blanc beige noir. Pierres béton briques, fissures dans les murs. Les restes de couleurs sont celles, délavées, des papiers peints mal arrachés. Des bouts de bâtiments, en construction ou à l’abandon. Oubliés, effrités, ils sont pourtant le décor des villes et des banlieues que nous habitons ou que nous traversons. Valérie Jouve les photographie, les imprime, les assemble et les expose : la galerie Xippas lui prête ses murs lisses et elle les recouvre de ses fissures. La matière de ces façades, la manière qu’à l’artiste de les photographier dans le détail puis d’assembler ces détails, nous offre une approche très plastique de la composition qui bascule dans une forme d’abstraction. Ils sont pourtant bien réels ces murs, ils portent...


Déambulation

Par Emily L Le 19/03/2009 à 16:56

Naviguer dans les allées, suivre les titres, les appellations, les noms connus, ouvrir des pages, lire un paragraphe, les mots jusqu’à ce qu’on ne puisse descendre plus bas, jusqu’à changer de page. Plus loin, en ouvrir une autre, hésiter, suivre telle piste ou telle autre, laisser son regard papillonner, accumuler les mots, les titres, les liens qui nous conduisent d’un lieu à un autre, avancer plus loin, encore vers d’autres voix, qui seront elles-mêmes le déclencheur d’autres lieux sur lesquels se diriger. Cela pourrait être la description d’un vagabondage sur internet, vagabondage quotidien même, dans les blogs, les sites et autres lieux, où l’art, la littérature se trouve et m’emmène. Lieux virtuels dans lesquels on trouve de réels espaces de création...