Naviguer dans les allées,
suivre les titres, les appellations, les noms connus, ouvrir des pages,
lire un paragraphe, les mots jusqu’à ce qu’on ne puisse descendre
plus bas, jusqu’à changer de page. Plus loin, en ouvrir une autre,
hésiter, suivre telle piste ou telle autre, laisser son regard papillonner,
accumuler les mots, les titres, les liens qui nous conduisent d’un
lieu à un autre, avancer plus loin, encore vers d’autres voix, qui
seront elles-mêmes le déclencheur d’autres lieux sur lesquels se
diriger.
Cela pourrait être la description
d’un vagabondage sur internet, vagabondage quotidien même, dans les
blogs, les sites et autres lieux, où l’art, la littérature se trouve
et m’emmène. Lieux virtuels dans lesquels on trouve de réels espaces
de création, qui de lien en lien, de clics en clics, nous emmène dans
de nouveaux univers.
Je disais, cela pourrait être
la description d’une après midi devant mon ordinateur, mais non c’est
celle d’une matinée au Salon du Livre. Là, où cette année, les
questions du livre et des diffusions internet sont au cœur des débats.
On en parle, on en parle, auteurs, éditeurs, un stand nous présente
même les fameuses liseuses et eReaders.
Et l’impression que se rejoignent
sur un point les auteurs : pour l’exploration des ressources internet
et de comment la littérature s’approprie ce nouveau médium, sans
rejeter l’importance papier, l’importance de l’objet livre matérialisé.
Apparemment les lecteurs non
plus ne délaissent pas le livre, puisque cette année, le Salon à
acceuilli 20 % de visiteurs de plus que l’année dernière !
Il reste à suivre ces évolutions,
les pratiques se développant via l’internet, et peut être que l’année
prochaine au Salon du livre, à coté des stands éditeurs, à coté
du conteur mimant en langage des signes l’histoire que la voix raconte
devant des yeux écarquillés, des ordinateurs, des liseuses seront
là, sur lesquelles on pourra également naviguer, lire et découvrir
de nouveaux auteurs, de nouvelles voix, de nouvelles pratiques.