Kenzo Takada, autrement dit Kenzo, le célèbre créateur de la
non moins célèbre marque éponyme, vend lui aussi sa collection d’œuvres d’art
aux enchères. Besoin de tourner une page, de vivre différemment, affirme-t-il.
A d’autres amateurs, d’autres collections, la sienne est
largement portée vers l’art asiatique : au milieu des laques japonais, des
statuettes chinoises, d’une collection de kimonos, quelques lots semblent se
détacher par leur rareté et leur ancienneté. C’est le cas d’un cheval de bois
de l’époque Han, aussi vieux que notre ère, d’une statuette thaïlandaise en or
massif datant du VII ou VIIIème siècle, et de statuettes de dames de cour,
d’époque Tang. Mais quelques lots, et non des moindres, appartiennent à d’autres
cultures, comme des statuettes Kachinas d’Amérique, dont certaines ont
appartenu à André Breton, des poupées amérindiennes et des poteries indiennes.
Ces 1300 pièces, vendues par la maison de vente Aguttes à
Drouot Montaigne les 16 et 17 juin prochain, ont été estimées autour d’1,5 /
1,8 million d’euros.
Après les ventes Gandhi, YSL/Pierre Bergé et Gianni Versace,
qui a eu lieu à Londres il y a quelques jours, et qui ont toutes fait couler
beaucoup d’encre, on se pose encore les mêmes questions, devenues sempiternelles
:
A quelle loi la vente de le collection Kenzo obéira-t-elle, à celle de la crise qui plombe les prix ou celle du pedigree à succès
qui fait monter les enchères au firmament de leurs estimations ? Cette
vente saura-t-elle échapper à une polémique quelconque, à l’inverse des
précédentes ?
Rendez-vous dans quelques semaines….