Rédigez votre chronique

Prenez la parole et partagez votre avis...

Rédiger une chronique
Autres chroniques de A. de Chappedelaine

Disparition de Louise Bourgeois (1911-2010)

La fondation Emilio-e-Annabianca-Vedova s’apprête à inaugurer sa prochaine exposition Vénitienne vendredi 4 juin. Dans la douleur. Cette exposition s’intitule « Louise...


Willy Ronis (1910-2009), l’Empereur de la photographie, est mort.

Le regard vif et acéré de Willy Ronis s’est obscurci, samedi 12 septembre, définitivement. Photographes et amateurs se sentent un peu orphelins, aujourd’hui, tant son œuvre...


L'héritage d'Helen Levitt

Alors que s’est ouverte le 27 mars la première exposition parisienne consacrée aux TAGS, s’est éteinte le 29 une éminente photographe du XXème siècle...


Consulter ses chroniques
Dernières chroniques sélectionnées

Christian BOLTANSKI / 54e Biennale de Venise

Par LAURENCE

54e Exposition internationale d'art - Biennale de Venise Pavillon français Christian BOLTANSKI « CHANCE » 4 juin - 27 novembre 2011 Christian Boltanski, figure majeure de la scène...


atmosphère(s), l'oeuvre dans l'oeuvre à la visionairs gallery

Visionairs Gallery et Véronique Grange-Spahis présentent : Atmosphère [ S ], « L’œuvre dans l’œuvre » Exposition du 15 mars au 30 avril 2011 Visionairs...


Susan Adda ArtWorks présente "Mobilographies" de Thomas Dudan au restaurant Justine, Pullman Montparnasse

Paris - Du 10 janvier 2011 au janvier au 28 mars 2011, le restaurant le Justine en partenariat avec Susan Adda ArtWorks présente les oeuvres du Mobilographe Thomas Dudan. Cet événement...

Gérad Oury, l'enfant de l'art collectionneur réalisateur

Par A. de Chappedelaine Le 31/03/2009 à 12:10
378 Lecture(s)
Raoul Dufy (1877-1953). Baccara, 1925 Raoul Dufy (1877-1953) Baccara, circa 1925 Aquarelle et gouache sur papier signé en bas à droite 50 x 65 cm

Raoul Dufy (1877-1953). Baccara, 1925 Raoul Dufy (1877-1953) Baccara, circa 1925 Aquarelle et gouache sur papier signé en bas à droite 50 x 65 cm

Gérard Oury est un réalisateur célèbre. Plus que célèbre, ses films nous ont fait rire enfants, et nous font encore rire, adultes. La Grande Vadrouille, Rabbi Jaccob, le Corniaud, Le Cerveau, les titres de ses films s’égrènent, telle une litanie, mais une litanie joyeuse, impertinente et bon enfant. Ses films font partie de nos souvenirs d’enfance, à tel point que Gérard Oury nous paraît être un proche, une sorte d’oncle à la mode de Bretagne, que l’on voit peu, mais dont l’aura familiale est incontestable. Sauf que l’histoire de cet oncle, son enfance, ses choix, ses passions, nous est généralement connue.

De Gérard Oury nous connaissons les films. Mais nous ne savions rien de sa passion de collectionneur, de son enfance passée au sein du Paris bohême des années 20.

Ses proches à lui étaient des artistes, devenus depuis les plus célèbres de la première moitié du XXème siècle : Dufy, Foujita, Gromaire…

C’est Marcelle Oury, la mère de Gérard, journaliste critique d’art pour France Soir, qui rencontre Paul Poiret en 1920 et qui va se lier avec tout ce que Paris compte de vedettes et d’artistes. Gérard, né en 1919, grandit au milieu de Marcelle, de sa grand-mère et des œuvres de Dufy, Foujita, Lapicque, qui viennent au fur et à mesure orner les murs de l’appartement de la rue de la Tour. Il passe ses vacances avec la petite troupe d’artistes emmenée en Normandie par Paul Poiret dans son Hispano-Suiza, assiste Raoul Dufy dans son atelier, noue de longues conversations avec Foujita.

Marcelle lui lègue sa collection et l’amour de l’art. Bel héritage, qu’il commence à enrichir dans les années 60, alors qu’il est devenu acteur, puis réalisateur et qu’il vit avec Michèle Morgan. Il achète des toiles, de Raoul Dufy toujours, mais aussi de Gromaire, de Maillol, de Chagall, Lapicque, Buffet, Villon ou Foujita, apportant variété et cohérence à cette collection initiée par sa mère.

Aujourd’hui, l’ensemble compte plus de 300 pièces, qu’il a léguées il y a quelques années à sa fille Danièle Thompson et qui seront vendues aux enchères par la maison de vente Artcurial les 20 et 21 avril prochain.

En chiffre, cela représente 90 œuvres de Raoul Dufy, 40 œuvres de Jacques Villon, 25 œuvres de Marcel Gromaire, Aristide Maillol, Dunoyer de Segonzac, Chagall, Lapicque, Foujita, Buffet, Pignon, de Chirico. La bibliothèque et les archives de Marcelle et Gérard Oury. Le tout pour une estimation de 4,7 à 6,5 millions d’euros.

Les quatre-vingt dix Raoul Dufy constituent en eux-mêmes une collection d’exception, une ode à l’artiste, chaque période de ce peintre hors du commun et chaque sujet lui tenant à cœur étant largement représenté : les œuvres fauves, puis cubistes, les champs de courses, les Régates. Et son œuvre, vive, colorée, enlevée ressemble à celle, cinématographique, du grand collectionneur que fut Gérard Oury.

 

La vacation se déroulera les 20 et 21 avril à l’Hôtel Dassault, sous le marteau de Francis Briest pour Artcurial, après 6 jours d’exposition, du 14 au 19 avril, de 11 h à 19 heures.

7 rond Point des Champs Elysées, 75008 Paris.

Commentaires

 
Ajouter

Aucun commentaire, soyez le premier à proposer le votre.