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Quand Edward Munch ne crie pas

Par Lou W.

La Pinacothèque expose Edvard Munch (1863-1944) depuis le 19 février. C’est un événement en soit car l’artiste norvégien n’a jamais fait l’objet...


Photographe David Law à la galerie Blumann, place de Voges, Paris

Les photographies de David Law exposées en permanence à la Galerie Blumann à partir du 17 février. « Mannequins... »: David Law traque depuis plusieurs années...


Photographe Hélène Desmazières à la galerie Blumann, place de Voges

Susan Adda ArtWorks artiste Helene Desmazières - Selection des photograhies en permanence à la Galerie Blumann, 4 place des Voges, Paris 4 A propos de l'artiste: Hélène...

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Les chroniques

Oublier Rodin, ou l'éclatement des révolutions sculpturales particulières

Par Marianne Bordreau Le 28/04/2009 à 11:25

Avec « Oublier Rodin? », le questionnement des commissaires d'exposition sur l'essence de la sculpture prend une nouvelle fois forme, en proposant non pas un bilan de la sculpture entre 1905 et 1914, mais une approche comparative des œuvres exposées. Confrontations entre ceux passés maîtres en sculpture et un géant qu'ils n'arriveront jamais à éliminer. Comme le souligne Catherine Chevillot, « Le problème, c'était Rodin (1)». Ce sur quoi le critique d'art André Salmon avait déjà pointé le doigt, en déclarant que « […] les infortunés sculpteurs nouveaux, les statuaires de la jeune sculpture française, durent se donner corps et âme à l'essentiel de leur révolution particulière, instant de la...


Allez au théâtre et oubliez que vous y êtes ! A voir : L'homosexuel ou la difficulté de s'exprimer de Copi.

Par Anne Collongues Le 27/04/2009 à 19:48

L'homosexuel ou la difficulté de s'exprimer. Théâtre de l'Essaion Du 1 Avril 2009 au 14 Mai 2009 Tous les mercredis et jeudis à 21 h30 http://www.compagnielalibi.com/ http://www.essaion-theatre.com/ Le plus souvent, j’écris ‘ à chaud ’, le lendemain souvent, pour ne pas laisser filer avec les jours, les impressions ressenties, pour avoir bien en tête les images, les réflexions. Mais pas cette fois. Cette fois, j’ai laissé passer le temps un peu par mégarde, ou c’est plutôt le temps qui a passé sans se faire remarquer. Et me voilà devant la page, à presque dix jours de ce moment : deuxième rang, fauteuil rouge, petite salle de théâtre derrière Beaubourg. L’intervalle entre l’expérience et l’écriture...


Marc Riboud au Musée de la Vie Romantique

Par Elsa Lambert Le 26/04/2009 à 09:37

Ravi au charivari de la rue, le Musée de la Vie Romantique est un lieu de retraite encalminé dans la confidence de la ville. Une courte allée, d'abord. Un petit jardin fleuri dans une cour carrée, ensuite. Passée la porte de l'hôtel Scheffer -atelier du peintre Ary Scheffer (1795-1858)- les parfums printaniers des glycines et des lilas fânent, finalement. On pénètre alors dans une petite pièce dont les murs rouge sombres font songer au velours qui tapisse les boites à bijoux. Dans cet écrin, une exposition est consacrée au phographe Marc Riboud jusqu’au 26 juillet. L'Instinct de l'Instant présente 110 photographies, une majorité de vintage noir et blancs inédits que Marc Riboud a prise sur une durée de cinquante ans environ. Membre de l'agence Magnum...


Eggleston à Paris.

Par Emily L Le 23/04/2009 à 09:43

William Eggleston ‘Paris’ Fondation Cartier. Du 4 avril au 21 juin 2009 Avant d’entrer dans l’exposition à proprement parlé, au bas des escaliers, un espace rouge du sol au plafond, ce même rouge qu’une des plus célèbres photos de William Eggleston ‘ the red ceiling’. L’espace rouge, feutré, avec piano et fauteuils, sur les murs une constellation de noms de lieux parisiens, sans hiérarchie. J’imagine que ce lieu est pensé comme un sas pour la mise en condition, pour entrer dans l’univers du photographe, couleurs et musique, comme préambule aux lignes d’images encadrées qui suivent dans les pièces suivantes. C’est peut être simplement une coquetterie, pour le plaisir de la mise en scène, car il ne m’a jamais paru utile d’être...


Le TAG au Grand Palais

Par Marianne Bordreau Le 22/04/2009 à 08:15

Le concept n'est pas nouveau. De la Tony Shafrazi Gallery en passant par celle de Sydney Janis, des graffitis ont déjà été exposés sur toile. Le succès de l'exposition proposée par le grand Palais est concomitant à celui du graffiti sur le marché de l'art qui, dès 2006, s'impose en salles des ventes : pour Arnaud Oliveux (Artcurial), « Ce succès marque une étape significative dans l'histoire de l'art graffiti; il signe l'émergence d'un nouveau segment du marché de l'art contemporain, prédit son développement rapide [...] ». Le tag s'institutionnalise. Au grand Palais, les 300 toiles de même format sur le même thème - « Love » - arborent leurs couleurs déclinées par des artistes internationaux...


"LE SIECLE DU JAZZ" au musée du Quai Branly

Par I. Bordes Le 22/04/2009 à 08:09

Comment retracer le temps d’une exposition l’un des mouvements musicaux les plus importants du XXè siècle? C’est ce que nous propose le musée du quai Branly au travers la présentation de plus de 1000 œuvres, nous démontrant ainsi l’influence du jazz sur tous les autres arts, de la peinture à la photographie, en passant par le cinéma et la littérature, sans oublier les arts graphiques. Et c’est dans une véritable « cacophonie » sonore et visuelle que j’entrepris mon voyage initiatique en tant que jeune néophyte de la culture jazz. Véritable étude anthropologique, l’exposition se construit chronologiquement autour d’une sorte de fil conducteur matérialisé par une longue vitrine présentant les moments les plus importants de...


L'héritage d'Helen Levitt

Par A. de Chappedelaine Le 19/04/2009 à 20:05

Alors que s’est ouverte le 27 mars la première exposition parisienne consacrée aux TAGS, s’est éteinte le 29 une éminente photographe du XXème siècle. Helen Levitt est née en 1913 à Brooklyn et quand elle achète son premier Leica, en 1936, c’est justement afin de photographier ces dessins éphémères faits à la crée dans les rues de New-York, graffitis de l’époque. Ces dessins qui l’intriguent tant sont fait par des enfants. Elle fait d’eux son sujet de prédilection. Elle les photographie dans leur décor, les rues d’East Harlem, de Brooklyn ou du Lower East Side, en noir et blanc d’abord, puis en couleur, à partir des années 60. Elle se fait le témoin de leurs jeux, de leurs bagarres, de leur insouciance et...


L'abstraction ...un jeu d'enfant?

Par François ARNAUD Le 17/04/2009 à 08:08

Plissez les yeux, l’abstraction peut s’exprimer à l’état de latence dans un paysage. Les formes s’estompent, les frontières entre les objets se dissolvent, les volumes apparaissent incertains. Le paysage devient étrange, inconnu. Regardez le, tel l’enfant qui n’en connaîtrait pas l’écriture, appréhendant arbre, ciel, montagne… sans notion de leur dénomination. Vous reviendriez alors à l’essence des choses, à leur simple perception, vous laissant emporter par les couleurs, les formes, le mouvement. N’ayant aucune idée de ce qu’est un rond, un carré, un rectangle, vous aurez une première perception de ce que peut être l’abstrait, la liberté du regard sans référence première. Seules resteraient les...


Beatriz Milhazes à la Fondation Cartier

Par Emily L Le 16/04/2009 à 09:43

Beatriz Milhazes Fondation Cartier Du 4 avril au 21 juin 2009 http://fondation.cartier.com/ Je suis de ceux qui préfère ne par lire le synopsis d’un film avant d’aller le voir, qui préfère en savoir le moins possible, le moins d’avis, le moins d’information, pour découvrir plus, pour ne m’attendre à rien, pour ne pas me préparer. Il en est de même pour les expositions. J’entre alors dans la Fondation Cartier. La jeune fille à l’entrée me tend les feuillets d’introduction-explication, je les fourre rapidement dans mon sac. J’ai l’impression que si, avant même de faire l’expérience de ce qui est présenté, on m’en explique le pourquoi du comment, le contexte, ou même si je lis un avis, une critique ; je ne réagirai...


L’Italie à la Une du Musée d’Orsay

Par A. de Chappedelaine Le 15/04/2009 à 12:50

A l’heure ou l’Italie se réveille à peine du terrible drame qui la frappe, s’est ouverte à Paris, quelques heures après le séisme, une exposition consacrée à la péninsule au XIXème siècle. «Voir l’Italie et mourir ». C’est le titre de l’exposition du Musée d’Orsay. Hasard malheureux, comble de l’ironie sordide…. L’exposition est d’une grande richesse. Mêlant photographies et peintures, elle vise à nous enseigner comment la photographie, au XIXème siècle, a modifié la perception que le reste du monde avait alors de l’Italie, image jusque là véhiculée par les arts classiques : peinture, dessin, imprimerie et sculpture. L’Italie apparaît à cette époque...