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La collection Gérard Oury en chiffres

Par Lou W. Le 04/05/2009 à 08:25
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Raoul Dufy, "Visite de l'escadre anglaise au Havre" 1927-1929, 471 400 € (n°8, est. 230 000 à 350 000 €)

Raoul Dufy, "Visite de l'escadre anglaise au Havre" 1927-1929, 471 400 € (n°8, est. 230 000 à 350 000 €)

Il fallait débourser quelques millions d’euros pour s’offrir un tableau ou une aquarelle de Raoul Dufy, la semaine dernière, chez Artcurial, lors de la dispersion de la collection de Gérard Oury, et certains n’ont pas hésité !!! Les américains étaient là, les anglais, les libanais, les russes, les japonais aussi, et les français bien sûr, au télaphone ou dans la salle, noire de monde, suspendue au marteau de Francis Briest.

 

En chiffres, cela représente un total vendu de 6,535 millions d’euros, pour une estimation de 4,35 millions. En volume, 84 % des lots ont trouvé preneur.

La conclusion se fait d’elle-même et d’aucuns l’ont déjà tirée : le marché de l’art résiste bien, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un ensemble d’œuvres, de qualité, inédites sur le marche de l’art et ayant, de plus, appartenu à un personnage connu.

 

La plus belle enchère revient à une toile datant des années 1907-1908, intitulée « Barques et bateaux à Martigues », adjugée 560 000 € au marteau. Belle enchère également, de 460 000 €, pour un tableau issu de sa série des paddocks « Scène de pesage » et datant de 1949. Quant à la « Visite de l’escadre anglaise au Havre », très attendue, elle s’envolait à 380 000 €.

 

Du côté des œuvres sur papier, l’aquarelle et gouache « Nature morte au jardin de Saint-Emilion » s’envolait à 198 810, frais compris, sur une estimation de 30 à 40 000 €, ce résultat se passant de tout commentaire.

 

Mais il n’y avait pas que des Dufy dans la collection de Gérard Oury et tandis que les œuvres de Jacques Villon, Gromaire, Robert Couturier tiraient magnifiquement leur épingle du jeux, la bibliothèque attirait également les amateurs, qui n’ont pas hésité à enchérir jusqu’à 19 900 € pour treize lettres autographes de Raoul Dufy à Marcelle Oury, la mère de Gérard et initiatrice de la collection (voir article : …).

 

Enfin le mobilier clôturait la vente de la collection et là aussi, les enchères étaient de taille ! Preuve en est la table à écrire d’époque Louis XVI, estampillée par Roger Van Der Cruse dit Lacroix, l’un des ébénistes les plus réputés du XVIIème siècle, qui s’envolait à 25 300 €.

 

Il faut avouer que depuis le début de l’année 2009, le marché de l’art n’en finit plus de nous emmener de dispersions en dispersions de collections, et non des moindres. De hautes qualités, de haut pedigree, elles contribuent à maintenir le marché de l’art français en forme en des temps pour le moins incertains. Un exemple nous en a était donné il y a encore quelques jours avec la vente de la collection Jean Marais dont les résultats se sont révélés, également, bien au-dessus de ceux qui en étaient attendu.

 

Alors souhaitons que nous continuions à être séduits, encore et encore, par les collections, leurs auteurs et les passions qu’elles suscitent. A nous cela ne nous coute rien et nous fait voyager avant, nous transporte pendant et nous satisfait, ensuite. Par les temps qui courent, c’est déjà beaucoup !!

 

Pour en savoir plus
Par MargotK Le 04/05/2009 à 08:15

Affiche de la vente

Lieu : Artcurial, Paris

Période : Du 20 avril 2009 au 21 avril 2009

Dans la série des ventes de Collection de prestige, voici celle, et non des moindres, de Gérad Oury, célébre réalisateur français, qui fut également collectionneur. Quatre-vingt-dix tableaux et gouaches de Raoul Dufy, mais aussi de Jacques Villon, Gromaire, Lapicque, Foujita, Chagall, sa bibliothèque ainsi que le mobilier seront dispersés par Artcurial. La mère de Gérad Oury, Marcelle Oury, fut la collaboratrice de Paul Poiret et fit parti du monde artistique parisien de l'époque, les années 20. Elle entretint des relations étroites avec Raoul Dufy et Foujita, inculqua le goût de l'art et de la collection à son fils, qui cotoya ce petit monde dès son plus jeune âge.

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