Rédigez votre chronique

Prenez la parole et partagez votre avis...

Rédiger une chronique
Autres chroniques de Marianne Bordreau

Soulages ne broie pas du noir au Centre Pompidou

Un début, des compositions déjà affirmées. La suite, la rencontre avec les Américains, la libération d’un style formel qui se retrouvera jusqu‘aux...


Spy Numbers: on n'arrête pas le progrès

S'insérant dans une sorte de continuité propre à la programmation du Palais de Tokyo, Spy Numbers s'intègre à un discours sur l'art largement porté...


L'autonomie de la peinture à la National Portrait Gallery: Gerhard Richter expose

Comment penser les portraits peints par Gerhard Richter, alors que le temps les a rendus absents? C'est la question qui sous-tend l'exposition qui se tient actuellement à la National Portrait...


Consulter ses chroniques
Dernières chroniques sélectionnées

Christian BOLTANSKI / 54e Biennale de Venise

Par LAURENCE

54e Exposition internationale d'art - Biennale de Venise Pavillon français Christian BOLTANSKI « CHANCE » 4 juin - 27 novembre 2011 Christian Boltanski, figure majeure de la scène...


atmosphère(s), l'oeuvre dans l'oeuvre à la visionairs gallery

Visionairs Gallery et Véronique Grange-Spahis présentent : Atmosphère [ S ], « L’œuvre dans l’œuvre » Exposition du 15 mars au 30 avril 2011 Visionairs...


Susan Adda ArtWorks présente "Mobilographies" de Thomas Dudan au restaurant Justine, Pullman Montparnasse

Paris - Du 10 janvier 2011 au janvier au 28 mars 2011, le restaurant le Justine en partenariat avec Susan Adda ArtWorks présente les oeuvres du Mobilographe Thomas Dudan. Cet événement...

Le grand monde d’Andy Warhol au Grand Palais

Par Marianne Bordreau Le 06/05/2009 à 15:10
Se connecter pour noter    Moyenne:
461 Lecture(s)
3 Vote(s)
La grand monde d'Andy Warhol, couverture du catalogue de l'exposition

La grand monde d'Andy Warhol, couverture du catalogue de l'exposition

 

  Pari tenu. La rétrospective dirigée par Alain Cueff (1), focalisée sur l’exposition de plus de 200 portraits réalisés des années 1960 à 1987, met en relief l’intérêt de ce qui constitua la majeure partie du travail de Warhol. L’ouvrage de Carter Ratcliff, Andy Warhol Portraits (2007), avait déjà entrepris de rassembler de manière plus exhaustive l’iconographie portraitiste de l’artiste. Warhol laissera finalement à sa mort plus de 400 portraits, exécutés en l’espace de 14 ans.

L’exposition se compose d’une dizaine de sections thématiques. Se côtoient des portraits de génies comme Einstein, de stars du cinéma comme Clint Eastwood ou Nathalie Wood, de galeristes comme Léo Castelli,  d'hommes politiques comme Lénine ou Mao (2)… Warhol parvient ici à « standardiser l’unique », en produisant des sérigraphies  à partir d’images parfois déjà connues. La banalisation de l’image est sans cesse mise en question. Egalement, la recherche de l’identité et la saisie de l’être humain par le portrait a conduit l’artiste à une sorte de phénoménologie artistique. L’identification d’un homme passe en premier lieu par l’identification de son visage, et Warhol donne un sens à cela en décrivant plastiquement ce qui lui apparaît.

Ensuite, des ensembles d’autoportraits dispersés dans les collections ont été rassemblés pour l’exposition (3). On peut ainsi voir côte à côte, par exemple, 4 versions différentes du même autoportrait de 1966-67 : le premier appartient au Musée de Saint Etienne, le second à la collection Stefan T. Edlis, et les deux derniers au musée Andy Warhol de Pittsburgh. Cet éclatement géographique d’œuvres si intrinsèquement liées ne peut pas concrètement desservir leur puissance si elles sont exposées seules, d’où l’intérêt de la démarche d’Alain Cueff. Il a visiblement fait cet effort concernant toutes les séries d’autoportraits exposées.

Par ailleurs, Andy Warhol réalise beaucoup de portraits de ses proches, qu’ils soient simplement des amis ou bien acteurs du marché de l’art. Il passe à la vitesse supérieure en 1972 en faisant énormément de portraits de commande qu’il fait payer 25 000 dollars le premier panneau, 15 000 les suivants. Pour exécuter ces portraits, il utilise des photographies, des polaroïds, et pour certains de ses commanditaires, des photomatons que l’on trouve exposés non loin des sérigraphies. Près des 36 portraits d’Ethel Scull, collectionneuse New-yorkaise, sont visibles les photomatons à l’origine de l’œuvre. C’est d’ailleurs la première commande de Warhol, en 1963. On peut bien saisir ici toute l’importance de la photographie dans le travail de l’artiste, qui reste malgré tout plus ou moins filigranée en raison de la peinture qu’il applique à ses sérigraphies.

Egalement, autour de l’exposition ont lieu des projections. C’est rendre hommage à Warhol, qui, au-delà de son activité de peintre, a également été producteur et cinéaste. Il déclarait d’ailleurs en 1972 abandonner la peinture pour le cinéma, mais ce n’était que pour mieux y revenir plus tard, avec la série des Mao. Une facette bien développée dans l’exposition. Une série de films en noir et blanc (1964-66) est montrée sur 24 écrans, et, plus loin, une section est consacrée à sa participation à Interview Magazine, revue de cinéma. Ce périodique permettra d’ailleurs à l’artiste d’interviewer des personnalités qui seront en même temps des commanditaires potentiels de ses sérigraphies.

 

 

(1)  Alain Cueff est également auteur d'un essai sur l’artiste, Warhol à son image.

(2)  La pièce presque uniquement consacrée à Mao est d’ailleurs la plus surprenante, le commissariat ayant jugé bon d’appliquer au mur un papier peint reproduisant sa tête en série, rendant ainsi les œuvres nettement moins lisibles.

(3)  La majeure partie est tout de même localisée dans celle de José Mugrabi, la Andy Warhol foundation for the Visual Arts et le musée Andy Warhol à Pittsburgh.

Pour en savoir plus
Par A. de Chappedelaine Le 27/02/2009 à 14:22
Moyenne :

Ethel Scull 36 times 1963 202,6 x 363,2 cm acrylique, peinture métalisée et encre sérigraphique sur toile Whitney Museum of American Art / Metropolitan Museum of Art, New York © Whitney Museum of American Art / Metropolitan Museum of Art, New York © 2009 Andy Warhol Foundation for the visuals arts inc. / Adagp, Paris, 2009

Lieu : Galeries nationales du Grand Palais, Paris

Période : Du 18 mars 2009 au 13 juillet 2009

Deux-cent cinquante, parmis le millier de portraits qu'Andy Warhol a réalisé de 1967 à 1987…comme pour reprendre le procédé répétitif de l'artiste, le Grand Palais stigmatise les portraits qu' Andy Warhol a réalisé des stars et des non stars, pour en faire une galerie, que l'on imagine facilement colorée, pop, fascinante ou provocante...

Commentaires

 
Ajouter

Aucun commentaire, soyez le premier à proposer le votre.