Rédigez votre chronique

Prenez la parole et partagez votre avis...

Rédiger une chronique
Autres chroniques de Marianne Bordreau

Soulages ne broie pas du noir au Centre Pompidou

Un début, des compositions déjà affirmées. La suite, la rencontre avec les Américains, la libération d’un style formel qui se retrouvera jusqu‘aux...


Spy Numbers: on n'arrête pas le progrès

S'insérant dans une sorte de continuité propre à la programmation du Palais de Tokyo, Spy Numbers s'intègre à un discours sur l'art largement porté...


L'autonomie de la peinture à la National Portrait Gallery: Gerhard Richter expose

Comment penser les portraits peints par Gerhard Richter, alors que le temps les a rendus absents? C'est la question qui sous-tend l'exposition qui se tient actuellement à la National Portrait...


Consulter ses chroniques
Dernières chroniques sélectionnées

Christian BOLTANSKI / 54e Biennale de Venise

Par LAURENCE

54e Exposition internationale d'art - Biennale de Venise Pavillon français Christian BOLTANSKI « CHANCE » 4 juin - 27 novembre 2011 Christian Boltanski, figure majeure de la scène...


atmosphère(s), l'oeuvre dans l'oeuvre à la visionairs gallery

Visionairs Gallery et Véronique Grange-Spahis présentent : Atmosphère [ S ], « L’œuvre dans l’œuvre » Exposition du 15 mars au 30 avril 2011 Visionairs...


Susan Adda ArtWorks présente "Mobilographies" de Thomas Dudan au restaurant Justine, Pullman Montparnasse

Paris - Du 10 janvier 2011 au janvier au 28 mars 2011, le restaurant le Justine en partenariat avec Susan Adda ArtWorks présente les oeuvres du Mobilographe Thomas Dudan. Cet événement...

Mona Lisa n'est pas encore enterrée

Par Marianne Bordreau Le 19/05/2009 à 13:38
Se connecter pour noter    Moyenne:
486 Lecture(s)
2 Vote(s)
Les funérailles de Mona Lisa, n°3, 2008. Huille sur toile.

Les funérailles de Mona Lisa, n°3, 2008. Huille sur toile.

 

C'était pourtant l'enjeu de cette exposition: délester la Joconde de son poids d'icône. Trop lourd à porter sans doute, puisque l'artiste franco-chinois la consacre à nouveau, malgré sa volonté de l'entourer d'un ordre funeste. Près de l'œuvre (exposée au centre de cinq toiles monumentales qui forment un polyptique), un portrait de son père décédé et un autoportrait mettant en scène sa propre mort. Cette idée n'est pas celle que capte d'abord le public, notamment par le choix de l'accrochage : au-dessus des œuvres de Yan Pei Ming trônent celles du Louvre, n'ont pas été ôtées pour l'exposition mais juste rehaussées.

C'est la première fois qu'un portrait de Mona Lisa se trouve si près de l'original: on aurait espéré le voir en vis-à-vis, d'autant que le Louvre, propriétaire de la toile de De Vinci, pouvait s'organiser facilement pour que ce soit possible. Les Portes du Ciel ont bien récupéré des œuvres exposées dans la section des antiquités égyptiennes. Le choix de ne pas exposer dans la même pièce les deux Mona Lisa suggère une distance symbolique mal assumée.

La Joconde de Yan Pei Ming, commandée par le Louvre pour permettre à un artiste vivant de travailler sur une œuvre appartenant à ses collections, conserve également une distance vis-à-vis de l'original sans l'évincer : même si la copie du portrait est saisissante, le paysage est par contre formé d'interprétations et d'ajouts (on peut discerner comme des vanités). Les deux toiles qui entourent Les funérailles de Mona Lisa sont des prolongations du paysage original, et si le spectateur veut le saisir, il doit s'en éloigner significativement; la version de DeVinci, au contraire, demande qu'on s'en approche pour en saisir les détails.

On attend en tout cas avec impatience l'intervention de Cy Twombly en 2010, cette fois dans la section consacrée aux bronzes. Il serait juste de saluer l'initiative du Louvre, qui depuis 2003 et une nouvelle présidence (sous la houlette d'Henri Loyrette) tente d'actualiser les collections en introduisant de l'art contemporain dans ses murs. Des commandes passées à des artistes vivants ponctuent également le musée qui, non loin des toiles de Yan Pei Ming, voit par exemple des sculptures et toiles d'Anselm Kiefer immortalisées. Mais que signifie ce développement progressif de l'introduction d'œuvres contemporaines dans des lieux tels que le Louvre, ou récemment Versailles avec l'exposition Jeff Koons? Faire des publics un seul public?

 

 

Commentaires

 
Ajouter

Aucun commentaire, soyez le premier à proposer le votre.