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FIGURATION ET ABSTRACTION

Par François ARNAUD Le 09/06/2009 à 10:52
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Acrylique sur toile

Acrylique sur toile

 

Passer de la figuration à l’abstraction, de la stylisation du réel à l’abstraction du rêve.

Ne plus penser figuratif, percevoir l’abstraction, celle présente dans la nature (une porte érodée, un mur graffiti, un métal rouillé) la recréer en s’en éloignant, tout en lui restant fidèle, savoir regarder au-delà de l’objet, ne retenir que le mouvement, la lumière, la matière. Eduquer le regard comme on relit inlassablement une écriture en n’en retenant que la calligraphie.

L’artiste n’est que le magicien de son travail par lequel il accède à cette zone indéfinissable où l’esprit n’est plus qu’abstraction, où le geste conjugue l’alliance subtile du désir auquel s’oppose celui de la matière picturale qui refuse de se laisser guider.

 

C’est une partition à deux mains où le peintre, plus qu’il n’affronte, se laisse dériver dans le sens du courant pour mieux diriger son désir.

C’est un jeu subtil entre ce que rêve sa main et ce que la matière lui impose, ce que le hasard provoqué lui suggère, ce que la rigueur gestuelle lui permet de faire surgir.

C’est le travail qui s’impose, c’est le hasard maîtrisé qui dispose. Croire que l’abstraction est totale, alors que de la nature naît l’abstraction, est un leurre.

Au détour de l’abstraction ressurgit la figuration comme un rêve en devenir.

 

Que vous regardiez l’abstrait sans mémoire du réel ou que la figuration imaginée de l’abstrait vous permette de pousser les portes de l’abstraction, ... la peinture est émotion avant même de s’adresser à l’esprit. Laissez-vous émouvoir ou restez dans l’attente du moment où vous saurez la recevoir. L’abstraction n’est jamais loin du réel. Le figuratif tend vers l’abstraction. Les frères ennemis vivent dans un monde où les frontières sont indicibles, où sectarisme rime avec méconnaissance

 

En parallèle a cette chronique voir l'exposition à Collonges la rouge: http://collonges-la-rouge-expositions.blogspot.com

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