Les chroniques
Le regard vif et acéré de Willy Ronis s’est obscurci, samedi 12 septembre, définitivement. Photographes et amateurs se sentent un peu orphelins, aujourd’hui, tant son œuvre fut d’importance. Importante par la durée, certes, mais importante surtout par la qualité technique, la qualité thématique, la cohérence du tout. Willy Ronis, c’était un regard. Un regard sur le monde qui évolue, sur la société qui lutte, sur les hommes, les femmes et les enfants qui en sont les acteurs. Un regard sur la France, sur l’Europe, sur le monde. Un regard souriant, poétique, lucide aussi. Ses clichés sont insolites, réalistes. La composition est soignée, la lumière maîtrisée. Le Front Populaire de 1936, les grèves des usines Citroën...