Rédigez votre chronique

Prenez la parole et partagez votre avis...

Rédiger une chronique
Autres chroniques de A. de Chappedelaine

Disparition de Louise Bourgeois (1911-2010)

La fondation Emilio-e-Annabianca-Vedova s’apprête à inaugurer sa prochaine exposition Vénitienne vendredi 4 juin. Dans la douleur. Cette exposition s’intitule « Louise...


L'héritage d'Helen Levitt

Alors que s’est ouverte le 27 mars la première exposition parisienne consacrée aux TAGS, s’est éteinte le 29 une éminente photographe du XXème siècle...


L’Italie à la Une du Musée d’Orsay

A l’heure ou l’Italie se réveille à peine du terrible drame qui la frappe, s’est ouverte à Paris, quelques heures après le séisme, une exposition consacrée...


Consulter ses chroniques
Dernières chroniques sélectionnées

Christian BOLTANSKI / 54e Biennale de Venise

Par LAURENCE

54e Exposition internationale d'art - Biennale de Venise Pavillon français Christian BOLTANSKI « CHANCE » 4 juin - 27 novembre 2011 Christian Boltanski, figure majeure de la scène...


atmosphère(s), l'oeuvre dans l'oeuvre à la visionairs gallery

Visionairs Gallery et Véronique Grange-Spahis présentent : Atmosphère [ S ], « L’œuvre dans l’œuvre » Exposition du 15 mars au 30 avril 2011 Visionairs...


Susan Adda ArtWorks présente "Mobilographies" de Thomas Dudan au restaurant Justine, Pullman Montparnasse

Paris - Du 10 janvier 2011 au janvier au 28 mars 2011, le restaurant le Justine en partenariat avec Susan Adda ArtWorks présente les oeuvres du Mobilographe Thomas Dudan. Cet événement...

Willy Ronis (1910-2009), l’Empereur de la photographie, est mort.

Par A. de Chappedelaine Le 14/09/2009 à 15:07
Se connecter pour noter    Moyenne:
459 Lecture(s)
3 Vote(s)
Les amoureux de la colonne Bastille, 1957

Les amoureux de la colonne Bastille, 1957

 

Le regard vif et acéré de Willy Ronis s’est obscurci, samedi 12 septembre, définitivement.

Photographes et amateurs se sentent un peu orphelins, aujourd’hui, tant son œuvre fut d’importance. Importante par la durée, certes, mais importante surtout par la qualité technique, la qualité thématique, la cohérence du tout.

 

Willy Ronis, c’était un regard. Un regard sur le monde qui évolue, sur la société qui lutte, sur les hommes, les femmes et les enfants qui en sont les acteurs. Un regard sur la France, sur l’Europe, sur le monde. Un regard souriant, poétique, lucide aussi.

 

Ses clichés sont insolites, réalistes. La composition est soignée, la lumière maîtrisée.

Le Front Populaire de 1936, les grèves des usines Citroën de 1938-39, le Paris d’après Guerre sont des sujets dont il aime décrire la beauté et qui, pris sur le vif, font de lui ce que l’on appellera un photographe « humaniste ».

Il côtoie Capa, Cartier-Bresson, Brassaï et fait partie des plus grands.

Il se bat pour la reconnaissance de la photographie en tant qu’Art.

Il reçoit les mérites et les décorations dues aux artistes de sa trempe, et reste humble.

 

Agé de 99 ans, il était, cet été, aux Rencontres d’Arles, vif, cordial, passionné. On l’y qualifia d’« Empereur » de la photo.

L’Empereur a fermé les yeux, emportant avec lui son regard. Il nous laisse son œuvre, véritable trésor, dont l’Etat français est l’heureux donataire…Humaniste, jusqu’au bout.

 

Commentaires

 
Ajouter

Aucun commentaire, soyez le premier à proposer le votre.