Les chroniques

Par
karine
Le
12/11/2009
à
10:59
L'album "Rembrandt" administre la preuve que la bande dessinée est bien le neuvième art. Le talentueux dessinateur Denis Deprez s'y aventure dans une confrontation avec l'idole picturale absolue. Le scénario, cosigné avec son frère Olivier, suit assez fidèlement la vie du peintre, saisie ici dans sa séquence centrale, entre son arrivée à Amsterdam en 1631 et sa faillite en 1656. Risqué, mais le résultat n'est pas sans charme. Le dessin, gorgé de sépia, joue pleinement sur les références- plusieurs vignettes sont de discrètes reprises de tableaux ou, plutôt, d'esquisses. Le tout baigne dans une ambiance vaporeuse, qui contraste avec la simplicité de ce qui nous est raconté, une vie d'artiste-artisan, conscient de sa valeur et...
"Quand on regarde Polyptique F, on comprend pourquoi Pierre Soulages a été surnommé "le peintre du noir". Et pourtant, ces quatres éléments sont-ils bien noirs? Si c'était le cas, on ne devrait pas pouvoir les distinguer les uns des autres. En peinture, le noir absorbe toutes les couleurs et toute la lumière; on dit donc que ce n'est pas une couleur, mais une absence de lumière. Regarder du noir, c'est ne rien voir! ce tableau de 1986 devrait donc ressembler au plus sombre des tunnels. Et pourtant il est bien visible! Comment a-t-il fait? Dès son plus jeune âge, dans son Aveyron natal, Soulages préfère tremper son pinceau dans l'encre plutôt que dans la couleur. A 28 ans, lors du salon des indépendants de 1947, il expose des toiles abstraites où le noir domine...