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Isadora Duncan (1877-1927) "Une sculpture vivante"

Par Arnauld Le 17/12/2009
Antoine Bourdelle (1861-1929) Isadora, s.d. Plume et encre violette sur papier vélin, 22,9 x 14 cm Musée Bourdelle, Paris © Musée Bourdelle/Roger-Viollet

Antoine Bourdelle (1861-1929) Isadora, s.d. Plume et encre violette sur papier vélin, 22,9 x 14 cm Musée Bourdelle, Paris © Musée Bourdelle/Roger-Viollet

Informations pratiques
Thème : Sculpture
Type : Exposition
Date de début : 20 novembre 2009
Date de fin : 14 mars 2010
Lieu : Musée Bourdelle
Adresse : 18, rue Antoine Bourdelle
Ville : Paris 15eme arrondissement (75015, France)
Téléphone : 01 49 54 73 73
Description de l'événement

"Le musée Bourdelle présente une ambitieuse exposition consacrée à Isadora Duncan, l’une des sources d’inspiration d’Antoine Bourdelle (1861-1929), ainsi qu’en témoigne l’abondance de dessins conservés au musée. Première manifestation d’importance dédiée à cette figure pionnière de la danse, elle porte sur les années qu’Isadora passa en France.

L’exposition s’articule en cinq volets restituant le contexte intellectuel et artistique d’une époque, et célébrant la danseuse.
Le préambule retrace par le biais de photographies, d’ouvrages et de documents, la vie tumultueuse et la carrière d’Isadora, ses tournées mondiales et ses écoles de danse. Des portraits, peints - par Eugène Carrière - ou des clichés d’époque d’Edward Steichen ou Arnold Genthe, représentent cette femme audacieuse et moderne qui plaça son art et sa transmission au coeur d’un projet de société plus libre et plus démocratique. Défiant les conventions, Isadora dansait piedsnus, vêtue d’une tunique dévoilant sa nudité, sur des musiques d’esthétique romantique.

Un premier volet introduit aux salons privés, celui de Madame de Saint-Marceaux, de la Princesse de Polignac, où la danseuse se produisit à ses débuts, ainsi qu’à ses mécènes parisiens. Des portraits de Jacques-Emile Blanche, de Giovanni Boldini, ou encore des pièces de costume, comme la somptueuse robe de Worth portée par la Comtesse Greffulhe, racontent une élite déterminante pour la création artistique d’alors.

Dans un deuxième volet, des sculptures, peintures et dessins d’Antoine Bourdelle, Auguste Rodin, José Clarà, Rik Wouters, Jules Grandjouan, André Dunoyer de Segonzac, Abraham Walkowitz, viennent illustrer l’art révolutionnaire d’Isadora. Fascinés par l’expressivité d’une danse en empathie avec la nature et la musique, ils ont cherché à en saisir l’élan vital, par le trait ou la gravité d’un matériau. Un court extrait de film montre Isadora dansant en plein air.

Le troisième volet explore sa fascination pour la Grèce antique, partagée avec son frère Raymond. Les figures des bas-reliefs et des vases ont largement inspiré cette autodidacte née sur la côte de Californie. Des oeuvres d’Alphonse Osbert, Antoine Bourdelle, Henri Matisse, Maurice Denis
rappellent que nombre d’artistes puisèrent à cette source. Un choix de pièces provenant de la collection d’antiques d’Auguste Rodin rend ici hommage à la danseuse.

Les photographies d’époque de Pierre Choumoff, Léoplod Reutlinger, Eugène Druet évoquent les danseurs contemporains d’Isadora : Cléo de Mérode, Ida Rubinstein, Ruth Saint-Denis, Anna Pavlova et les Ballets russes avec Vaslav Nijinski en figure de proue. Celles de Boris Lipnitzki, les élèves du Dyonision, son école de Bellevue. Des extraits de film montrent les disciples d’Isadora.

Le parcours s’achève sur les relations nouées par Antoine Bourdelle et Isadora Duncan. Il réunit les oeuvres nées de cet échange artistique.

Un film inédit de treize minutes, Carnet d’un rêveur, réalisé au musée Bourdelle par Jean-Claude Gallotta et le Centre chorégraphique national de Grenoble à l’occasion de cette exposition, est projeté.

Cette exposition rassemble environ 35 sculptures, 25 peintures, 150 dessins, 100 photographies, 5 pièces de costumes ainsi qu’une cinquantaine de documents divers (ouvrages, affiches, programmes, manuscrits…), des extraits de films, appartenant à des collections privées ou à des institutions françaises et étrangères. "


http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=6408&document_type_id=2&document_id=72522&portlet_id=15833

Horaires d'ouverture

Ouvert tous les jours sauf lundis et jours fériés du mardi au dimanche de 10h à 18h.

Tarifs

Plein tarif : 8 € Tarif rédui t: 6 € Demi tarif : 4 € (14-26 ans ; RMI, Allocation parents isolés, allocation personnalisée d'autonomie, aide sociale de l'Etat pour les réfugiés). Gratuit pour les moins de 14 ans

 

 
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ROLEA 16/03/2010 à 13:33

Incroyable pari que celui de retracer un quart de siècle de la carrière  d’Isadora Duncan (1877-1927), une femme moderne au destin exceptionnel, sorte de légende dans le monde de la danse.   Défi relevé au Musée Bourdelle qui réunit des  œuvres d’art et des documents divers en résonance avec l’artiste : sculptures, peintures, dessins, photographies, pièces de costumes ainsi que  des extraits de films …  

C’est documenté, fouillé, inédit et révélateur.

Si le visiteur est « happé »  par le parcours proposé,  cela tient en grande partie à  l’atmosphère particulière  qui se situe au milieu de l’exposition :  un  choix « scénographique »  pertinent et brillant met en évidence  l'attraction qu'Isadora a exercé sur les artistes français : Bourdelle, Rodin,  Matisse,  Grandjouan,  Dunoyer de Segonzac,  etc.  

Tous tentent à capter la fluidité des mouvements de cette « faunesse échappée d'un bas-relief antique »,  qui prône la libération du corps féminin, danse pieds nus, vêtue d’une tunique échancrée …  

Star fêtée dès  1909 dans toutes les capitales européennes ou elle passe,  Isadora est présente dans l’exposition à travers de nombreux  clichés d’époque ou dans un extrait filmé qui la montre dansant en plein air …

L’itinéraire  s’achève avec la visite d’une œuvre majeure de Bourdelle : le décor sculpté de la façade du Théâtre des Champs Elysée. Délicieuse surprise : Isadora fut  l’une des sources d’inspiration du sculpteur pour ce magnifique projet finalisé  en 1913.

Une exposition très réussie.

Un bel hommage à la danse,  présentée comme  une    « sculpture vivante du corps ».  

Mihail ROLEA

 

ROLEA 16/03/2010 à 13:32

Incroyable pari que celui de retracer un quart de siècle de la carrière  d’Isadora Duncan (1877-1927), une femme moderne au destin exceptionnel, sorte de légende dans le monde de la danse.   Défi relevé au Musée Bourdelle qui réunit des  œuvres d’art et des documents divers en résonance avec l’artiste : sculptures, peintures, dessins, photographies, pièces de costumes ainsi que  des extraits de films …  

C’est documenté, fouillé, inédit et révélateur.

Si le visiteur est « happé »  par le parcours proposé,  cela tient en grande partie à  l’atmosphère particulière  qui se situe au milieu de l’exposition :  un  choix « scénographique »  pertinent et brillant met en évidence  l'attraction qu'Isadora a exercé sur les artistes français : Bourdelle, Rodin,  Matisse,  Grandjouan,  Dunoyer de Segonzac,  etc.  

Tous tentent à capter la fluidité des mouvements de cette « faunesse échappée d'un bas-relief antique »,  qui prône la libération du corps féminin, danse pieds nus, vêtue d’une tunique échancrée …  

Star fêtée dès  1909 dans toutes les capitales européennes ou elle passe,  Isadora est présente dans l’exposition à travers de nombreux  clichés d’époque ou dans un extrait filmé qui la montre dansant en plein air …

L’itinéraire  s’achève avec la visite d’une œuvre majeure de Bourdelle : le décor sculpté de la façade du Théâtre des Champs Elysée. Délicieuse surprise : Isadora fut  l’une des sources d’inspiration du sculpteur pour ce magnifique projet finalisé  en 1913.

Une exposition très réussie.

Un bel hommage à la danse,  présentée comme  une    « sculpture vivante du corps ».    

Mihail ROLEA